Pourquoi l’époque oblige à la mise en place d’une gouvernance stratégique des savoirs ?
À l’occasion de la parution de mon livre « Entreprises au bord de l’amnésie », j’ai répondu aux questions de Maïté Sélignan pour Le Figaro.
Nous avons parlé de la transformation des métiers, de la place des juniors, des départs à la retraite et des dépendances technologiques et géopolitiques. Ces ruptures donnent une portée stratégique aux choix des dirigeants. Automatiser une activité, organiser un départ ou recruter un junior, c’est aussi décider de l’avenir des savoirs qui permettent à l’entreprise de fonctionner et de se développer.
Leur responsabilité est de comprendre ce que ces choix engagent, au-delà de leurs effets immédiats. Mais aussi de questionner leur entreprise par le prisme des savoirs : Quels savoirs sont critiques ? Qui les détient ? Comment les transmettre et les maintenir en pratique ? Jusqu’où les déléguer sans perdre la capacité de décider et d’agir ?
C’est à ces questions qu’une gouvernance stratégique des savoirs doit répondre. Je défends dans cet entretien la nécessité de traiter les savoirs comme des actifs de l’entreprise, avec la même attention que ses actifs financiers ou industriels.
Merci à Maïté Sélignan pour cet échange, à lire dans Le Figaro
